Au cœur du scandale

Des médicaments distribués au compte-goutte

10 ans après l’arrivée des premiers traitements antirétroviraux, seuls 15% des malades y ont accès dans les pays les plus pauvres, parmi ceux qui en ont besoin de toute urgence.

Le rôle des laboratoires pharmaceutiques

Si l’accès aux génériques est restreint, c’est avant tout pour protéger les profits engrangés par les laboratoires pharmaceutiques.
Le système des brevets garantit un monopole (et donc une rente) de 20 ans au producteur d’un médicament. Une fois le brevet tombé dans le domaine public, l’industrie générique se positionne sur le marché pour proposer des copies à des prix plus compétitifs. Elle devient alors une menace sérieuse que les laboratoires tentent de freiner par tous les moyens.

De nouvelles entraves à la circulation des génériques

Les génériques, ces copies de médicaments moins chères que les originaux, et tout aussi efficaces, circulent de moins en moins librement dans les pays qui en ont besoin.

Une série d’obstacles juridiques, administratifs et politiques limitent la possibilité pour les pays pauvres de les produire ou les importer. Les quelques brèches ouvertes dans les accords sont peu utilisées, par crainte des sanctions commerciales des partenaires occidentaux.

S’y ajoutent des accords bilatéraux encore plus restrictifs, imposés notamment par les Etats-Unis à leurs partenaires, pour protéger leur industrie pharmaceutique de la concurrence générique.